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Inscrit en mai 2007, le projet de réalisation d’un centre d’enfouissement
technique dans la commune de Bougaâ, chef-lieu de daïra, située à une
quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Sétif, traîne toujours et les travaux
n’ont pas encore commencé.
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Ce projet, entrant dans le cadre du programme de développement des
Hauts-Plateaux, a nécessité, dans une première étape, une enveloppe de 35MDA
(millions), destinée à la suppression de la décharge publique implantée non loin
de la cité des 250 logements, sur la RN74 menant vers la daïra de Hammam
Guergour. Cette dernière, réceptacle des déchets ménagers et hospitaliers,
constitue un danger de santé publique certain pour les habitants de la localité.
Les citoyens se posent beaucoup de questions à propos du futur centre
d’enfouissement technique des déchets ménagers, lequel n’a pas encore vu le
jour ; il devra être réalisé, normalement, sur un site éloigné des
agglomérations, mais jusque-là aucune réponse n’a été donnée. Un habitant de la
localité dira à ce propos : « La fumée de la décharge et les mauvaises odeurs
nous étouffent. Nos enfants souffrent du manque d’hygiène et d’air pur. On a
appris la nouvelle sur le centre d’enfouissement avec joie, mais on n’a rien vu
à ce jour. Cela dure depuis presque une année. En perdurant, cette incommodante
situation met en péril la santé des citoyens, qui s’expliquent mal les
tergiversations des gestionnaires d’un tel dossier. Nous profitons de cette
opportunité pour interpeller le wali afin qu’il intervienne et mette un terme à
ces lenteurs et aux malheurs et à la souffrance de la population qui n’en peut
plus ». Contactée par nos soins, la directrice de l’environnement de la wilaya
de Sétif a affirmé que le projet a été inscrit l’année dernière, mais que sa
réalisation dépendait des autorités de la commune de Bougaâ. Ce centre est prévu
pour collecter, quotidiennement, près de 30 t de déchets ménagers et
hospitaliers. Signalons que la wilaya de Sétif a déjà bénéficié, en 2006, de
projets de réalisation de 5 centres similaires dans les communes de Aïn Azel,
Aïn Oulmène, Salah Bey, Hammam Sokhna et El Ouldja, avec un apport financier de
500 MDA.
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