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Le ras-le-bol des usagers de la gare routière de Bougaâ, n’ayant
de gare que le nom est, le moins que l’on puisse dire, à son paroxysme, sachant
que l’espace en question n’est plus fonctionnel et ne répond plus aux besoins,
de plus en plus croissants, des habitués des lieux. Rien n’est fait pour améliorer la situation .Trop exigu pour
contenir le flux des voyageurs et des bus, l’endroit ressemble, dès l’aube, à
une grande foire foraine. Et pour prendre place dans un engin roulant, il faut
se bagarrer. Cette situation, qui perdure depuis des années et qui a, faut-il le
rappeler, fait l’objet de doléances et de pétitions des citoyens de la région,
n’offusque toujours pas les responsables concernés qui affichent, comme à
l’accoutumée, un silence de marbre. Comment peut-il en être autrement, sachant
que ces derniers se déplacent, individuellement, en véhicules de service
climatisés de surcroît. « Les pauvres citoyens sont les seules victimes de
l’anarchie qui s’est installée en maîtresse des lieux. Le manque de bus, devant
desservir cette région, est l’autre casse-tête qu’il faudrait résoudre », dira,
non sans une certaine amertume, un abonné de la ligne Bougaâ-Sétif, dégoûté par
l’attitude des responsables.
L. Hammachi .El Watan
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