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Maoklane : quiproquo autour d’un terrain

La construction de 180 logements sur une colline dénommée Hallal ou encore Lhmamir, est sujet à une grande polémique entre la commune et une famille qui ne veut pas d’une spoliation ne disant pas son nom, d’autant plus qu’aucune démarche d’expropriation légale n’a été entamée par la commune.

Pour éclairer l’opinion publique et les pouvoirs publics, des représentants de la famille se sont approchés de nos bureaux, papiers à l’appui. Un de nos interlocuteurs dira en préambule: «Le terrain réservé au projet de construction des 180 logements est un terrain wakf de la famille depuis 1854. Or, tout le litige repose sur la qualité wakf de ce terrain et de toutes les terres appartenant à la famille Benabid dans la commune de Maoklane. Le premier acte ‘habous’, datant de 1854, a été enregistré à la conservation foncière de Béjaïa le 8 mai 1893 et regroupe plusieurs terres que la famille possédait ou avait acquises, auparavant, lors de transactions avec des tiers.

Le deuxième acte datant de 1877, et qui apporte quelques modifications, a été enregistré à la même date que le premier et désigne d’autres terrains, acquis ultérieurement. Pour information, un bien wakf, selon la législation musulmane et le droit algérien, ne peut être vendu, ni cédé, ni hypothéqué de quelque manière que ce soit et ceci même par les héritiers légitimes. Ces précisions ont été apportées par la famille au président de l’APC de Maoklane, au chef de la daïra et au wali de Sétif. Le président de la République a été en outre saisi. De même, tous les documents ont été mis à la disposition de la conservation foncière de la daïra de Bougaâ.»

Et nos interlocuteurs, qui demandent l’arbitrage des pouvoirs publics, d’ajouter: «On doit savoir que pendant les années 1970, tous les projets de la commune de Maoklane ont été réalisés sur des terres appartenant à notre famille. Le siège de la commune et de la daïra et leurs annexes, trois écoles, le siège de la gendarmerie et de la police, le centre de formation professionnelle ainsi qu’une centaine d’habitations privées ont été construits sur des terres sans en informer les propriétaires légitimes, dans la plupart des cas. Nous nous demandons la raison pour laquelle notre famille est la seule à donner ses biens pour le développement de la commune. Nous savons aujourd’hui, avec certitude, que toutes ces opérations obéissent à une intention délibérée de dilapider le patrimoine foncier de la famille par des personnes malintentionnées et abusant souvent du pouvoir que leur procure leurs responsabilités dans la gestion des affaires locales des citoyens.

En dépit de tout ce que nous avons fourni comme documents et explications aux responsables de la commune, ces derniers s’obstinent à exécuter une décision du wali datant de 2007 après un choix en catimini entre 1983 et 1986, sachant que nous n’avons reçu aucune correspondance nous annonçant l’expropriation de nos terres, ce qui est notre droit. L’affaire est maintenant entre les mains de la justice. La famille déclare refuser tout compromis avec ces personnes et également toute transaction commerciale ou autre sur ses biens wakfs.»
Kamel Beniaiche : ELWATAN.





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MESSEIEURS LES RESPONSABLES DE L ADE DE BOUGAA VOUS N AVEZ PAS HONTE DE LAISSER UNE COMMUNE COMPLETE SANS EAU ET CE PENDANT LES 3 JO
Contacte moi Halim !!
Mr Le Wali n'a pas de baguette magique et il ne pourra offrir que ce qu'il aura.Comme dans toutes les distributions de logements à
Salut c oussama
Mr Le Wali bravo,et bonne continuation
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