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Bougaâ :Le supplice des malades chroniques

Le centre oblige les patients à passer au contrôle avant d’entamer tout traitement, ce qui est vraiment aberrant.

Les malades chroniques de Bougaâ, l’une des plus importantes agglomérations de la wilaya, sont confrontés, ces derniers temps, à un dilemme bureaucratique qui attise leurs souffrances. Avant d’être servi par son  pharmacien, le malade âgé de moins de 75 ans doit au préalable obtenir l’aval du médecin-conseil de la caisse nationale des assurances sociales (CNAS). Le centre de paiement de Bougaâ oblige, ces jours-ci, les malades chroniques à passer au contrôle avant de prendre possession de leur traitement spécifique, ce qui est inhabituel. Cette manière de faire contraint des malades lourds à rester des heures au niveau de la structure et accentue ainsi leur mal.

Pis encore, le médecin de la CNAS remet en cause par moment les prescriptions d’un spécialiste. Pour l’illustration, le traitement d’un malade mental, suivi par un spécialiste de l’hôpital psychiatrique de Aïn Abassa, est réduit de trois à un mois. Indisposé par une telle mesure, nous nous sommes approchés du chef de centre qui nous a brandi une instruction de sa tutelle. Les initiateurs de cette trouvaille ne mesurent pas le mal et le préjudice causés à ces malades particuliers. «En essayant de prendre connaissance de la note en question, nous avons essuyé diplomatiquement une fin de non-recevoir», précise un proche d’un malade tancé par une telle procédure. Dire que la note du 8 avril 2010 qui complète, précise et modifie certaines dispositions de la circulaire DG/N°81/2010, du 22 février 2010, relative aux modalités d’application de la convention CNAS/ Officines pharmaceutiques telles que fixées par le décret exécutif n° 09-396, du 24 novembre 2009, est claire, notamment le point relatif à la  délivrance du traitement spécifique qui stipule: «Le traitement spécifique porté sur la carte Chifa est servi par le pharmacien pour une durée maximale de trois (3) mois.

Si ce traitement comporte un médicament soumis à des conditions particulières de remboursement, il est servi sans accord préalable puisque le médecin-conseil a déjà donné son accord.» Mieux encore, la note en question facilite, en matière de changement de traitement spécifique, la tâche aux malades chroniques, puisqu’on y lit: «En cas de changement de traitement spécifique (médicament ou posologie), le pharmacien peut délivrer les médicaments sans qu’il ne soit nécessaire d’avoir un accord préalable de la Caisse sauf dans le cas où l’un des nouveaux médicaments prescrits n’est remboursable que dans certaines indications thérapeutiques. Si un ou plusieurs médicaments sont prescrits en plus du traitement spécifique déjà accordé par le médecin conseil et qu’aucun d’entre eux n’est soumis à des conditions particulières de remboursement, le pharmacien peut honorer toute l’ordonnance sans accord préalable de la Caisse.

Lorsque l’un des médicaments-prescrits en plus du traitement spécifique n’est remboursable que dans certaines indications thérapeutiques, ce médicament ne peut être délivré qu’après accord préalable de la Caisse.» Ces instructions sont bizarrement remises en cause par la CNAS. Ayant voulu connaître le son de cloche du directeur de l’agence de Sétif, nos tentatives de le joindre n’ont pas abouti.
 

Kamel Beniaiche elwatan





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MESSEIEURS LES RESPONSABLES DE L ADE DE BOUGAA VOUS N AVEZ PAS HONTE DE LAISSER UNE COMMUNE COMPLETE SANS EAU ET CE PENDANT LES 3 JO
Contacte moi Halim !!
Mr Le Wali n'a pas de baguette magique et il ne pourra offrir que ce qu'il aura.Comme dans toutes les distributions de logements à
Salut c oussama
Mr Le Wali bravo,et bonne continuation
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