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SITUATION SOCIALE EN ZONES MONTAGNEUSES DU NORD SETIFIEN

«Nous avons été surpris par la qualité de la jeunesse et le dynamisme des localités objet de notre enquête, mais en même temps nous avons constaté que cette jeunesse souffre de marginalisation dans un environnement culturel pauvre.»
Ainsi parlait le chercheur Z. Sahli du Centre national d’études et d’analyses pour la population et le développement au sujet de 35 communes du nord de la wilaya de Sétif où subsistent péniblement environ 500 000 personnes. Dans les communes de Guenzet et Harbil, les indicateurs économiques et sociaux sont au rouge. C’est l’expert qui le dit. C’est une instance étatique qui tire ainsi la sonnette d’alarme de deux chercheurs Z. Sahli et Djakboub Saâd. S’agissant des localités comme Guenzet et Harbil, le conférencier prévenait que les indicateurs sociaux sont au rouge. Rappelons que ce rapport est la résultante d’une recherche sur le terrain qui a duré 6 mois. Au chapitre écologique, la situation qui prévaut dans les montagnes des Babors n’incite pas, selon l’orateur, à l’optimisme. «Il y a 40 000 m3 de terre qui sont emportés, chaque année, en mer à cause de l’érosion des sols.» C’est donc la terre fertile qui s’appauvrit davantage d’année en année. Pour contrer les destructions et la perte d’un potentiel agricole, il préconise des actions urgentes. «Il faut un véritable plan Orsec des zones montagneuses du nord sétifien !» Le chercheur intervenait avec son collègue, en présence du directeur général de ce centre, Hocine Tahar, lors des secondes journées culturelles organisées par les communes de Guenzet et de Harbil avec la collaboration de l’association Ith Yala. Ont également entendu le diagnostic de ces techniciens, le wali, le P/APW de Sétif, quelques députés et sénateurs de la circonscription ainsi que les directeurs exécutifs et d’autres hauts responsables de la ville de Aïn Fouara. Précisément, ces journées culturelles avaient pour slogan «Science et développement». Signalons la qualité des interventions argumentées de manière rationnelle pour mettre en exergue devant les responsables, quelque peu surpris, les insuffisances criantes qui touchent 33% de la population (500 000 personnes) de la wilaya des Hauts-Plateaux et qui préconisent par ailleurs des solutions. La liste des problèmes que subissent les populations des 131 agglomérations des 35 communes situées au nord du chef-lieu de la wilaya ne s’arrête malheureusement pas selon les intervenants à ce niveau. L’absence d’une politique pour un développement durable de ces contrées est soulignée.
Guenzet au rouge
Revenant au cas de Guenzet et Harbil, le représentant du Ceneap, M. Sahli, donne quelques indices socioéconomiques qui, d’après lui, sont au rouge pour ce qui concerne la première commune et à un degré moindre ceux de la seconde. Il s’agit de la démographie, la localité se vide de ses habitants, de la santé, du développement rural, de l’environnement, de l’hygiène et de la sécurité et du problème, du foncier qui devient un écueil quasiment insurmontable dans la conjoncture juridico-politique du pays. L’accès au travail des hommes en âge actif, l’absence de revenus réguliers, la carence de la communication et l’absence d’innovation sont d’autres problèmes qui handicapent en outre l’épanouissement social des populations.
Le potentiel
Devant ce tableau déplorable, il y a fort heureusement un potentiel qui ne demande d’abord qu’à être exploré. La qualité des ressources humaines et la nature de la demande sociale en matière d’infrastructures des populations du nord sétifien en général et de la région des Ith Yala en particulier qui a un héritage de savoir-faire découlant de son histoire articulé autour de la paysannerie berbère ont agréablement surpris les enquêteurs. «Les populations attestent que l’Etat a fait des efforts pour mettre en place des structures diverses mais ce qui déplaît aux bénéficiaires, c’est la qualité des prestations», révélera l’un des intervenants. Il est aisé de conclure que la demande sociale qualitative est synonyme d’indices de capacité d’insertion dans la modernité. Cette demande s’articule, selon les enquêteurs, autour du développement rural, de l’emploi, de revenus réguliers, de l’éducation et de la formation, de l’habitat, des routes et voies d’accès, d’une distribution qualitative de l’énergie et enfin de la culture et du sport.
La paysannerie berbère
Le groupe du Cread (Centre de recherche en économie appliquée et le développement) venu à Guenzet grâce l’impulsion Salhi Salima, de la petite-fille de l’illustre cheikh Saïd, grand érudit de l’Islam dans la région des Ith Yala, plaidera par la suite pour un développement local réfléchi. Les trois intervenants citent l’exemple de la réussite de la paysannerie berbère dans la région qui fait vivre durant des générations les populations locales. C’est Salima Salhi, imprégnée de la mentalité locale quelque peu réfractaire au système administratif, qui fera l’historique des divers programmes agricoles. L’oratrice relèvera les raisons des échecs aboutissant à la marginalisation d’une grande partie des populations des zones rurales. Exploitant le fait qu’elle est une femme issue de la région, son message passera mieux au sein de l’auditoire. Elle s’est efforcée à encourager les jeunes à persévérer dans leur combat pour la création d’une activité économique. «L’Etat a pris conscience qu’il est ténu de se rapprocher des populations rurales pour valoriser le potentiel économique, social et culturel de ces zones», dira-t-elle. Elle a insisté sur la nécessité de prise de conscience des jeunes qui ont une chance d’échapper à la précarité grâce à leurs efforts. «Personne ne vous fera la charité. C’est avec l’argent de l’Etat que l’on vous aidera.»
Le terroir
Azzedine Mouhouche et Kahina Khessas, du même centre de recherches (Cread) ont ensuite disserté sur l’idée d’un développement de montagne réfléchi. Le premier orateur a averti l’assistance que le développement intégré d’une région ciblée repose sur la morphologie de celle-ci et l’exploitation de ses propres ressources naturelles. Il donne des exemples concrets sur les petits élevages qui peuvent réussir dans la région qui sont susceptibles d’engranger une valeur ajoutée. Il fait également référence au savoir-faire des Berbères de la région qui ont su s’adapter à la zone montagneuse ; «ils ont tout simplement revalorisé les ressources naturelles des montagnes». De son côté, Kahina Khessas a ouvert la piste du terroir. Elle expliqua à l’assistance ce que c’est le label d’un produit et ses retombées économiques et financières. Elle s’appuie sur la culture ancestrale de l’olivier et de la réputation nationale de l’huile d’olive des Yalaoui pour expliquer les avantages de cette filière. De plus, la consommation de l’huile d’olive connaît ces dernières années une grande augmentation et se mondialise. A moyen et long terme, c’est un créneau très porteur pour la région.
Abachi L. Le Soir d’Algérie





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MESSEIEURS LES RESPONSABLES DE L ADE DE BOUGAA VOUS N AVEZ PAS HONTE DE LAISSER UNE COMMUNE COMPLETE SANS EAU ET CE PENDANT LES 3 JO
Contacte moi Halim !!
Mr Le Wali n'a pas de baguette magique et il ne pourra offrir que ce qu'il aura.Comme dans toutes les distributions de logements à
Salut c oussama
Mr Le Wali bravo,et bonne continuation
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